Une originalité, fruit de l'histoire
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La spécificité du Territoire de Belfort est connue : plus petit département de France hors région parisienne, avec 609 km², et des distances intérieures atteignant au maximum 35 km dans sa partie la plus longue, ce département correspond aux caractéristiques physiques d’un arrondissement tout en ayant les attributions d’un département et cela depuis 1922. Il n'y manque qu'une Cour d'Assises. D’origine alsacienne, il est franc-comtois d’adoption suite au Traité de Frankfort de 1871 qui l'a séparé du département du Haut-Rhin, dont il était un arrondissement. (Voir, sur le site, l'article intitulé "le Lion et le Territoire de Belfort"). Le département est composé de 102 communes (Voir la carte départementale avec les limites territoriales des 102 communes du Territoire de Belfort) et de 15 cantons. (Voir la carte départementale avec les limites administratives des 15 cantons du Territoire de Belfort). Astuce : si vous n'arrivez pas à lire le nom des communes sur ces deux dernières cartes, faites un clic droit avec la souris au-dessus de l'image et choisissez zoom avant. Malgré sa superficie réduite, il présente une géographie variée :du Ballon d'Alsace (1 248 m), dont on oublie souvent que la partie sommitale est située dans ce département, aux plateaux calcaires du Sud, se succèdent les collines sous-vosgiennes et une zone alluviale (Bassin de la Savoureuse) parsemée d'étangs. C'est un département fortement urbanisé (225 h/km²) comptant 142 277 habitants et qui est en progression par rapport au recensement de 1990 de 3,4 %. Cette évolution montre que le Territoire de Belfort reste un département dynamique et qui se développe. C'est un département encore jeune, la part des moins de 20 ans (29 %) étant nettement plus importante que celle des plus de 60 ans (17 %). |
Une situation de carrefour mal exploitée
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Le Territoire de Belfort, historiquement, est une terre de passage entre le monde rhénan et le monde rhodanien. Si cette situation paraît favorable par rapport à l'axe de communication Nord Est / Sud Ouest, en revanche, les liaisons avec Paris et le nord de l'Europe sont mal adaptées. Il faut toujours environ quatre heures pour rejoindre Paris par la route comme par le rail. Le département est à l'écart des nouveaux grands axes de circulation européens nord/sud, d'où la volonté exprimée par les élus locaux, dont le premier d'entre eux M. Jean-Pierre CHEVENEMENT, de militer pour la réalisation du TGV Rhin/Rhône qui permettrait de faciliter la communication vers Paris, le Sud de la France et l'Allemagne. Cette liaison TGV a été classée prioritaire par le CIADT du 18 décembre 2003. Actuellement, les enquêtes parcellaires sont en cours et l’avant-projet détaillé devrait être rendu à l’été 2004 pour un début de travaux courant 2006. Il reste toutefois à finaliser le plan de financement. Hormis l'autoroute A 36 réalisée dans les années 1970, le Territoire de Belfort souffre de liaisons routières et ferroviaires peu rapides au regard des exigences de l'économie actuelle. |
Aujourd'hui, de grands projets sont en cours de réalisation : la voie rapide RN 19 Langres/frontière suisse, dont une portion est réalisée dans le Territoire de Belfort entre l'échangeur autoroutier de Sévenans et la commune de Morvillars. Les travaux du dernier tronçon Morvillars/Delle/frontière suisse ont débuté ; leur fin est prévue pour 2005. Par ailleurs, la mise à 2 x 3 voies de l'autoroute dans sa partie urbaine Belfort/Montbéliard sera réalisée d’ici 2006.
Une vocation industrielle forte
L'activité économique du Territoire de Belfort est toujours dominée par l'industrie qui a pris son véritable essor au lendemain de l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne et du rattachement de Belfort à la France avec le rapatriement d'entreprises, telle que la Société Alsacienne de Construction Mécanique (future Société ALSTHOM).
L'industrie du département s'est ainsi appuyée sur de grandes entreprises qui ont fait son renom : ALSTOM (7 000 emplois) BULL PERIPHERIQUES (2 900 emplois) et PEUGEOT (25 000 emplois) dans les années 1980, même si cette dernière est installée dans la ville limitrophe de Montbéliard.
Le Territoire de Belfort s'est spécialisé dans la mécanique, l'électromécanique et l'informatique. Toutefois, d'importantes restructurations touchant ces grands groupes industriels ont affecté fortement l'activité économique du département et ont été à l'origine d'un chômage élevé durant les années 1980 et surtout 1990.
C'est tout d'abord BULL PERIPHERIQUES qui a fermé son unité de production en 1992. A cette époque, 1 400 emplois ont été concernés par un plan social.
C'est ensuite ALSTOM qui a fait l'objet successivement d'une recomposition d'actionnaires et de plans sociaux sectoriels. Celle-ci est aujourd'hui représentée par la Société ALSTOM POWER (1 978 emplois), qui vient de faire l'objet d'un plan social affectant près de 700 salariés, et par ALSTOM TRANSPORT (664 salariés), dont les effectifs ont été réduits de 137 salariés. Le secteur des turbines à gaz de petite et moyenne puissance a été repris par la Société américaine GENERAL ELECTRIC (1 513 salariés). Les difficultés importantes rencontrées par le Groupe ALSTOM et qui ont fait l’objet d’une intervention gouvernementale auront des répercussions importantes sur le site de Belfort, puisque les projets de réduction d’effectifs s’élèvent à 560 emplois pour ALSTOM POWER et 295 pour ALSTOM TRANSPORT.
Ces restructurations ont affecté profondément le secteur industriel traditionnel du Territoire de Belfort. Toutefois, le dynamisme de ce dernier ne s'est pas démenti et la vitalité de son tissu industriel lui a permis jusqu’à présent de compenser en partie ses pertes d'emploi. C'est ainsi que la population active est restée élevée (52 900) en légère progression par rapport à 1990 malgré les difficultés (52 357), l'emploi salarié atteignant quant à lui 36 131 au 31 mars 2004 contre 31 000 dans les années 1980.
Si le secteur tertiaire est prépondérant (61.32 %), le secteur industriel représente 32.12 % avec près de trois emplois sur dix dans ce secteur, contre moins de deux pour la France entière.
L'agriculture concerne le tiers de la superficie du département. Elle ne représente pourtant qu'environ 1.3 % de l'activité économique, avec 240 exploitations professionnelles d'une taille moyenne de 75 ha. Par ailleurs, le niveau de qualification des agriculteurs est élevé.
Cette évolution favorable récente est le fruit non seulement d'une bonne tenue de la conjoncture économique mais aussi et surtout de la volonté des acteurs publics et socioéconomiques locaux d'utiliser le savoir-faire industriel de la population pour développer leurs entreprises, attirer de nouveaux investisseurs et diversifier des activités.
Toutefois, les données enregistrées en 2002 traduisent un renversement de tendance conjoncturel qui touche le Territoire de Belfort, comme le reste du territoire national. C'est le secteur industriel qui le plus concerné avec une diminution des effectifs salariés de - 5.06 % (sur un an) à la fin du premier trimestre 2004.
Une économie en mutation
Face à ces restructurations qui ont fait évoluer fortement le chômage avec un taux record dans les années 1986/1988 et 1996/1997 (11,3 %), les acteurs publics ont favorisé le développement d'activités nouvelles en mettant en ½uvre des dispositifs d'aide et d'accompagnement pour les entreprises s'installant dans le département. Ces initiatives ont été complétées par des dispositifs mis en place par l'Etat et l'Europe à travers le classement en zone PAT et FEDER Objectif 2 du département.
De plus, le Territoire de Belfort a bénéficié d'importantes dispositions au titre des CIADT des 15 décembre 1998 et surtout du 18 mai 2000 pour compenser les pertes d'emploi enregistrées du fait du ralentissement de l'activité des sites ALSTOM, le montant de l’enveloppe affectée au département s’élevant à près de 30 millions d’euros, auxquels il convient d’ajouter les PAT accordées en 2001, 2002 et 2003, correspondant à une enveloppe de 6 495 827 ¤ ainsi que les crédits FEDER mobilisés pour l’aménagement des zones d’activité.
A la suite des annonces faites par le Groupe ALSTOM de réduire à nouveau ses effectifs, le CIADT du 18 décembre 2003 a décidé de conclure un Contrat de redynamisation du tissu industriel du Territoire de Belfort, qui sera touché par la réduction des effectifs dudit groupe, mais aussi du Pays de Montbéliard qui subit des réductions d’effectifs (diminution des intérimaires) chez PEUGEOT. Ce contrat aura un périmètre d’intervention « Aire Urbaine » avec une enveloppe de 59 millions d’euros (fonds européens et participation des collectivités territoriales compris).
Des zones d'activités économiques ont été créées, dont la plus importante est celle de Fontaine, ancien aérodrome militaire, d'une capacité de 300 ha environ, sur laquelle se sont d'ores et déjà installées un certain nombre entreprises : PLASTIC OMNIUM (200 emplois), sous-traitant automobile, SATE (48 emplois), spécialisée dans les chauffe-eau et WAGON AUTOMOTIV (150 emplois), sous-traitant automobile.
La bonne tenue du marché automobile jusqu’à 2002 a été à l'origine de nombreuses créations d'emplois dans des sociétés sous-traitantes et a favorisé l'implantation d'entreprises nouvelles. C'est ainsi qu'en moins de trois ans, 2 000 emplois salariés supplémentaires ont été créés dans le département.
Toutefois, le renversement de conjoncture constaté sur le plan national a des répercussions sur le marché automobile et les entreprises actuellement installées dans le département restent très prudentes quant à leur programme d’embauche dans l’attente d’une éventuelle reprise du marché.
La diversification du tissu industriel s'est accentuée avec l'externalisation d'un certain nombre d'activités du groupe ALSTOM, en particulier qui a pour conséquence la modification structurelle du site industriel actuel de Belfort. C’est ainsi que de nombreux bâtiments ont été cédés à des entreprises indépendantes du groupe ALSTOM. Des études sont en cours pour l’ouverture sur la ville de ce site industriel qui devrait se transformer à long terme en une zone d’activité diversifiée, au c½ur de laquelle resteraient ALSTOM POWER et ALSTOM TRANSPORT dans une configuration plus réduite en termes d’espace et d’effectifs.
Aujourd'hui, le Territoire de Belfort compte de nombreuses PME/PMI qui sont toutefois souvent des entreprises de sous-traitance liées à l'automobile et à la construction mécanique et qui, pour certaines d'entre elles, ont atteint une notoriété internationale, comme le Groupe GFI (600 emplois environ), spécialiste international de la visserie boulonnerie et des fixations métalliques pour l'automobile, le Groupe CITELE (392 emplois), sous-traitant automobile, VMC Pêche (150 emplois), deuxième fabricant mondial d'hameçons, VISTEON (532 salariés), sous-traitant automobile, RENCAST (221 salariés), spécialiste de la fonderie sous pression et alliage aluminium.
Une conjoncture économique déprimée
Si la bonne tenue de l'activité économique est à l'origine du taux de chômage historiquement bas enregistré en mars 2001, avec 6,4 %, la situation de l'emploi depuis le second semestre 2001 s'est dégradée brutalement pour remonter au taux de 10.6 à la fin juin 2004. Même si au cours du premier semestre 2002, ce taux semble se stabiliser autour de 8 %, il reste que le taux de chômage constaté à la fin juin 2002 s'établissait à 8.3 %, à la fin 2002 à 8,7 %. et à la fin 2003 à 9.5 %. Le nombre de chômeurs enregistré en août 2004 s'élevait à 6 494 en données brutes, soit une évolution sur un an de 12.1 %.
C'est l'ensemble des activités industrielles qui est touché ainsi que les entreprises liées aux nouvelles technologies. Plusieurs entreprises sont en difficulté actuellement. L'une a d'ailleurs fermé son site de production à Châtenois-les-Forges : il s'agit d'ALLEVARD-REJNA (40 salariés) ; D'autres sociétés réduisent leurs effectifs : LGE (60 suppressions), NIPSON (74 suppressions), VON ROLL (81 suppressions). A cela il convient d’ajouter les annonces faites par ALSTOM et qui concernent 609 salariés, ce qui fait, au total, pour 2004, près de 1 000 suppressions de postes.
Pour connaître les chiffres les plus récents :
Regard sur la conjoncture et l'emploi dans le département
Un pôle universitaire à vocation technologique
Le département s'est inscrit dans le développement universitaire du Nord Franche-Comté. La création, en 1999, de l'Université de Technologie Belfort/Montbéliard en est le fait marquant. Celle-ci, qui réunit l'ancienne école d'ingénieurs (créée dans les années 1960) de Belfort et l'Institut Polytechnique, installé à Sévenans en 1985, près de Belfort, et dont l'architecture futuriste est due à Roland Castro, forme plus de 2 000 ingénieurs.
Parallèlement a été créée l'UFR-STGI, avec des filières de formation à Montbéliard (sciences de la nature) et à Belfort (sciences physiques) qui s'ajoutent à celles dispensées par l'Institut Universitaire de Technologie de Belfort/Montbéliard, spécialisé dans le génie informatique, génie mécanique, génie thermique et techniques de commercialisation.
La Chambre de Commerce et d'Industrie a également, dans les années 1980, ouvert une formation de "cadres force de vente" en créant l'Ecole Supérieure de Technologie et des Affaires - ESTA.
C'est ainsi qu'aujourd'hui, le Nord Franche-Comté compte plus de 5 000 étudiants et a la volonté de former, d'ici 2010, 9 000 étudiants, dont plus de la moitié dans des filières technologiques adaptées au milieu industriel de la région.
Par ailleurs, la recherche est un élément fondamental pour l'avenir du département. Aussi, ce secteur se développe sous l'impulsion des pouvoirs publics locaux qui ont ½uvré pour la création, aux côtés de l'Université de Technologie, d'un pôle de recherches de haut niveau. C'est ainsi qu'à la suite des décisions du CIADT du 18 mai 2000, un pôle de recherche sur les transports terrestres a été créé et rattaché à l'UTBM et dont l'activité va se centrer sur le développement de la pile à combustible. Ce centre de recherches vient de démarrer ses travaux.
Il convient également de mentionner la présence, depuis 1993, d'une unité du CNET, qui regroupe près de deux cents chercheurs et techniciens.
Une politique de rénovation urbaine dynamique
Parallèlement aux mutations industrielles, le paysage urbain du Territoire de Belfort s'est transformé profondément ces quinze dernières années. L'armature urbaine est centrée naturellement sur Belfort et son agglomération, qui compte plus de 90 000 habitants, soit 65 % de la population et près de 80 % du logement social. La seconde ville est Delle, avec seulement 6 745 habitants, située hors agglomération au sud du département, à la frontière avec la Suisse et qui devrait bénéficier des retombées économiques liées à l’ouverture en 2006/2007 de la voie rapide Héricourt / Delle / Suisse.
Le protocole d'accord, signé avec le Ministère de la Défense a permis à la ville de transformer d'une façon très significative son urbanisation, en procédant à un échange de terrains, considérable à ce jour, probablement unique en France et exemplaire par ses conditions de mise en ½uvre. C'est ainsi que l'acquisition par la commune de 120 ha de terrains en zone urbaine bien placée, a été à l'origine de ce remodelage, illustré par la transformation d'un hôpital militaire en Maison des Arts et du Travail, la rénovation de la Caserne du Génie devenue l'Hôtel du Département et la création, à la place de casernes, du Centre Commercial des 4 As et d'une zone urbaine au quartier de l'Espérance sur laquelle s'est implanté un Centre des Congrès.
A cela, se sont ajoutées d'importantes initiatives en matière de réhabilitation urbaine des quartiers d'habitat social, favorisée par la mise en place par l'Etat de procédures spécifiques. Le Territoire de Belfort, bénéficie ainsi d'un Contrat de Ville Belfort / Offemont, d'un Grand Projet de Ville Belfort/Offemont, de trois Zones Urbaines Sensibles, de trois Zones de Redynamisation Urbaine et d'une Zone Franche Urbaine.
Ce passé militaire qui s'estompe au niveau de son patrimoine immobilier, n'en reste pas moins très présent, grâce à la transformation des deux régiments existants dans le département en régiments professionnalisés (2 000 militaires) ce qui, pour le département, est un atout économique des plus importants.
Une attractivité culturelle à promouvoir
Par son passé militaire et sa vocation industrielle, par sa situation climatique semi-continentale, le Territoire de Belfort n'est pas spontanément attractif au niveau culturel et des loisirs.
Toutefois, à l'initiative des acteurs publics locaux, s'est réalisé un pôle culturel important, à l'origine de manifestations de plus en plus renommées.
Disposant d'une scène nationale, avec le Théâtre GRANIT, de différentes salles de spectacles, d'une école de musique, d'une école d'art ainsi que du Centre Chorégraphique du Nord Franche-Comté, le Territoire de Belfort est un lieu de créations culturelles, de renommée nationale.
A ces équipements, s'ajoutent des festivals qui ont aujourd'hui une grande notoriété, comme les Eurockéennes et le Festival International de Musique Universitaire -FIMU- et un tourisme culturel fondé sur le patrimoine historique lié à la restauration de la ceinture fortifiée, dont le Lion est la figure emblématique.
Enfin, la récente création d'un Musée d'Art contemporain (Fondation Jardot) complète l'éventail de l'offre culturelle importante pour un département de dimensions modestes.
Une intercommunalité vivace
Depuis la loi du 6 février 1992 créant les communautés de communes mais surtout suite à la promulgation de la loi du 12 juillet 1999, dite "Loi CHEVENEMENT", l'intercommunalité dans le département s'est développée d'une manière spectaculaire. C'est ainsi qu'aujourd'hui 94 % des communes sont membres d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, représentant près de 90 % de la population.
Une Communauté d'Agglomération s'est créée, regroupant 27 communes dont Belfort auxquelles viennent de s’ajouter trois nouvelles communes portant à trente leur nombre et comptant dorénavant près de 95 000 habitants. Cinq communautés de communes, dont deux à taxe professionnelle unique, se sont mises en place. Il ne reste, à ce jour, que 8 communes -sur 102- qui n'ont pas encore adhéré à un EPCI à fiscalité propre.
Cette volonté des élus de travailler ensemble pour un développement harmonieux et un destin commun se marque également dans la mise en ½uvre de textes importants, comme la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain. Ainsi l'ensemble de ces communautés de communes et communauté d'agglomération a accepté la mise en place d'un Schéma de Cohérence Territoriale, dont le périmètre correspond aux limites départementales, et créé (31 décembre 2001) le Syndicat Mixte en charge de son élaboration.
Par ailleurs, la Communauté de l’Agglomération Belfortaine, en étroit partenariat avec l'Etat d'une part, la Région et le Département d'autre part, a signé, le 6 décembre 2002 (sixième Contrat d'Agglomération signé en France à cette date), un Contrat d’Agglomération qui fixe les objectifs prioritaires et les équipements structurants à mettre en place dans les six prochaines années sur cet espace territorial. Les enjeux sont importants, l'enveloppe financière globale conséquente (environ 100 M¤) et les objectifs ambitieux. L'impact des projets touchera non seulement les 27 communes de cette communauté, mais également l'espace territorial avoisinant.
Un département dont le devenir s'inscrit dans une dimension Nord Franche-Comté
Aujourd'hui, le Territoire de Belfort s'inscrit dans un espace territorial identifié comme "Aire Urbaine Nord Franche-Comté", véritable conurbation multipolaire organisée autour de Montbéliard et Belfort. Il s'agit là d'un vaste bassin d'emploi à vocation industrielle, caractérisé par une communauté d'enjeux et de développement. Avec 300 000 habitants, l'Aire Urbaine Belfort / Montbéliard / Héricourt constitue la zone urbaine la plus importante entre Strasbourg et Lyon et se classe au 15ème rang des agglomérations françaises.
Cette identité commune s'est traduite par la création, en 1985, d'une association dite "Aire Urbaine 2000". Celle-ci a pour vocation de promouvoir ce territoire mais aussi de réfléchir sur son avenir ; récemment elle s’est transformées en Syndicat Mixte de l’Aire Urbaine.
Cette volonté de travailler ensemble s'est traduite concrètement par des synergies qui se sont développées dans différents secteurs : au niveau du développement des enseignements supérieurs, dans le domaine de la création de pépinières d'entreprises, de promotions de zones d'activités, par l'application d'une convention relative au partage de la taxe professionnelle et plus récemment dans le secteur de la santé, avec la fusion des Centres Hospitaliers de Belfort et de Montbéliard.
Aujourd'hui, en application de la Loi d'orientation d'aménagement et de développement durable du territoire, dite "Loi VOYNET", ces initiatives se concrétisent d'une manière plus formelle, à travers l'élaboration d'un Contrat de Pays, dont le périmètre définitif vient d’être arrêté par le Préfet de Région, la Charte du Pays, quant à elle, a été approuvée par l’ensemble de partenaires en juin 2003. Le support juridique de ce Pays est le Syndicat Mixte de l'Aire Urbaine, dont le siège est à Montbéliard.
Le département a été marqué par son histoire. Il a ainsi forgé son caractère volontaire et pugnace. Grâce à ses qualités, il a su se relever d'une crise économique profonde et sans précédent.
Les très bons chiffres obtenus, notamment en matière de créations d'emplois -près de 1 000 emplois nouveaux primés au titre de la Prime d'Aménagement du Territoire en moins d'un an-, la bonne tenue de l'emploi salarié, qui a progressé fortement ces deux dernières années (plus de 2 000), et l'accroissement des effectifs universitaires ne suffisent pas à masquer les inquiétudes qui se font jour quant à la situation économique du département au regard des problèmes rencontrés par son entreprise historique et emblématique, ALSTOM.
Aujourd’hui le département est confronté à de graves difficultés, il doit donc relever des défis importants, tels que :
- la diversification industrielle qui s'est concentrée jusqu’à présent sur la sous-traitance automobile du fait de la bonne tenue de ce secteur ces trois dernières années et de la présence de deux plate-formes de construction importante de l'entreprise PEUGEOT (Montbéliard et Mulhouse, situées de part et d'autres du Territoire de Belfort d'une manière proche). Mais la dépression du marché montre l’étroite dépendance du Territoire de Belfort de l’activité non seulement d’ALSTOM mais aussi de PEUGEOT.
- le maintien d'un pôle énergétique s'appuyant sur le savoir-faire d'ALSTOM et de transports est essentiel pour le devenir du département.
- le développement dans le département de la Société GENERAL ELECTRIC qui, à la suite des annonces récentes faites par la Direction, n'est pas totalement acquis dans la mesure où des restructurations sont en cours et pourraient peut-être affecter le site de production belfortain,
- une meilleure desserte de son territoire mais dans ce domaine là, les récentes nouvelles issues du CIADT du 18 décembre 2003, sont des plus encourageantes. La création de la ligne LGV Rhin-Rhône (branche Est) devrait être un atout considérable pour le développement du Nord Franche-Comté et de Belfort en particulier.
- un nécessaire développement du secteur tertiaire, services aux entreprises, dont les potentialités restent encore à exploiter.
- enfin, la lutte contre l’exclusion, consécutive aux difficultés économiques rencontrées, reste et restera pour l’ensemble des acteurs publics et socioéconomiques, le défi essentiel à relever dans l’année qui vient car la progression des demandeurs d’emploi s’accompagne, et cela de manière inquiétante, par une élévation du nombre de bénéficiaires du RMI qui, depuis trois ans, augmente régulièrement : décembre 2001 : 1 713 ; décembre 2002 : 1 837 ; décembre 2003 : 2 010.
Celle-ci s’inscrira plus globalement dans le Plan de Cohésion Sociale que vient d’arrêter le Gouvernement et qui trouve son application au niveau territorial.
Pour en savoir plus...
La Préfecture du Territoire de Belfort a réalisé une étude sur l'accès aux services dans les différents territoires qui composent le département. Cet état des lieux montre les spécificités du Territoire de Belfort en terme d’aménagement du territoire.
Consultez l'étude ici.
Un livret sur la qualité de l'eau potable distribuée dans le Territoire de Belforta été réalisé par le service Santé-Environnement de la DDASS. Ce document fait le bilan de la qualité de l'eau potable distribuée dans le Territoire de Belfort au cours des années 2004 et 2005.
Consultez le livret ici.